En viE

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El Toro y la luna interprété par Paco de Lucia à sa version originale, ici se danse dans la rue...

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Garde à vous... Aux armes et caetera...

Juste pour ne pas oublier que chaque jour compte.

 
Je n'ai pas vu le film... (Comment?...) mais quelle scène! Avec Craig Armstrong Finding Beauty paradoxalement...
 

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Fuck me I'm Famous

Vous connaissiez le nouveau "YouTube - Chaîne de Madonna"?

http://fr.youtube.com/Madonna

À Cannes, tout le monde n’attendait plus qu'elle. C’est hier qu’elle est arrivée au Carlton. En effet, Madonna était là pour promouvoir son film “I am because we are”.

 http://www.iambecauseweare.com/

 >> Madonna et Sharon Stone montent les marches de Cannes côte à côte.

(Dépêche du 22 mai)

CANNES (AFP) — Madonna et Sharon Stone ont monté côte à côte les marches du Festival de Cannes mercredi soir pour la présentation du documentaire consacré aux orphelins du Malawi dont les parents ont été victimes du sida.

"Il y a beaucoup de médias ici, c'est un privilège d'y montrer le film".

La chanteuse américaine a écrit, produit et commenté ce documentaire. Elle attend la décision d'un tribunal du Malawi pour savoir si elle peut y adopter un enfant dont elle avait obtenu la garde temporaire en octobre 2006.

Elle a posé pour les photographes bras dessus bras dessous avec Sharon Stone en haut des marches, sous le regard des nombreux spectateurs massés sur la Croisette.

Les deux stars participeront jeudi soir au gala de bienfaisance de l'amfAR, la fondation américaine contre le sida créée par Liz Taylor, sur les hauteurs de Cannes.

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This is Rock & Roll!

Ouuuuuuh yeah!



Sorti en salle mercredi dernier, je n'ai pas encore eu le temps d'aller m'ennivrer des légendaires bad boys de la scène rock mais le site officiel - http://www.shinealightmovie.com/ - en dit long sur le travail du maître (Scorsese)...

Je crois bien que je vais me faire happer par mon MK2 ce week-end, je ne manquerai pas de vous donner ma critique aiguisée de ce spectaculaire movie! 

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L'hirondelle ne fait pas le printemps!

 
Gilberto Gil & Steve Wonder - Desafinado 
  

Thomas Dutronc - J'aime plus Paris 

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Coup de vieux dans ta face!

Eh ouais, les NTM, 10 ans après, sont de retour...  sur la scène de Bercy les 18, 19 et 20 septembre.

Un avant-goût au Grand Journal sur Canal + : merci Michel, c'est trop bon!

 
 
Le nouveau Hip-Hop français du XXIème siècle
 
 

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Today is the day...

To listen to this :

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Spéciale dédicace aux écorché(e)s du coeur...

Vous connaissez la chanson...


La version originale était devenue trop kitsh...
 
 

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Let the music play!

 

 

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Happy days!

 

Est-ce que vous vous souvenez de ça?

 
Moi c'est toute mon enfance, Fonzie et sa bande...
Sauf que j'avais jamais réalisé le bouleversement culturel historique de toute cette époque, lié à la musique.
Eh bien figurez-vous qu'hier, j'ai pris un bain de Rock'n'Roll. C'est pas très loin, il vous suffit d'aller à la fondation Cartier avant le 28 octobre pour re-découvrir une génération extra, ou la naissance de ce style musical en a inquiété plus d'un. Petit récapitulatif...
Tout démarre avec le Rhythm & Blues, né dans les chants de cotons avec les souffrances du peuple noir du sud rural du pays. La classe moyenne américaine est alors aussi puritaine et ségrégationniste que possible, or la jeunesse blanche s'ennuie des programmes radio gnan-gnan de leurs parents (tiens c'est marrant, c'est intemporel ça aussi). Etant donné le clivage racial de l'époque, il était inconcevable qu'un producteur enregistre un "black band" et cautionne son succès. C'est ainsi que fleurissent des reprises, ratées, de chanteurs blancs, de part et d'autres des Etats-Unis. Fort heureusement, tout le monde n'est pas dupe et certaines personnalités interviennent en la faveur des véritables artistes.
Le plus emblématique est l'animateur de radio Allan Freed (site officiel : http://www.alanfreed.com/ ), alors appellé "Disc Jockey", qui crée le nom de Rock (balancer) and Roll (rouler) afin de diffuser ce que bon lui semble en toute liberté (quoique sans autorisation de ses supérieurs). Il programme donc toutes les nuits les talents interdits de Fats Domino, Little Richard, Chuck Berry... Son engagement lui vaudra plus tard d'être renvoyé des ondes, poursuivi en justice, accusé d'avoir perçu des pot-de-vin de ceux qu'ils défendait, pour terminer ses jours en dépression et finalement décéder d'une cirrhose du foi.
Mais les "démons" de Harlem ne peuvent pas officiellement intégrer le tout récent Hit Parade (crée en 1940), c'est pourquoi Sam Phillips, célèbre propriétaire du studio Sun, cherche celui qui saura interpréter ce rythme qui déchaine les foules d'adolescents en toute décence politique. Et c'est la que naît le King. Elvis Presley, issu d'une famille de prolétaires du Mississipi, présente le profil idéal. En six mois, c'est un succès énorme bien que controversé moult fois par la presse pour son déhanchement "obscène". Le pauvre doit se retourner dans sa tombe aujourd'hui!
Ce qu'il faut bien saisir ici, c'est que toute cette rébellion est la première, incomprise et considérée comme de la délinquance juvénile inspirée par les rockers pour "réduire le blanc à la condition de nègre". La montée en puissance de l'irrépressible phénomène est permise par des figures bénéficiant d'une certaine notoriété, qui oeuvrent dans l'ombre et donnent de l'ampleur à l'action en faveur du mouvement des droits civiques. La société changera finalement de visage, mais l'emergence de la liberté a toujours un prix... Merci à eux.
 

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Itinéraire d'un génie...

 

 

C'est à Mar del Plata que tout commence, dans une petite chambrette bleue jusqu'à laquelle parvient l'odeur de la mer. C'est là qu'est né, luttant pour la vie, dans un sanglot intense et soutenu, Astor Pantaleon Piazzolla. Nous sommes un 11 mars 1921, au petit matin. Sa mère apprend avec désespoir que son fils est né avec un défaut à la jambe droite. "Nonino", son père, rêveur obstiné, jure que ce fils-là, malgré tout, deviendra quelqu'un de grand.

Sept opérations au pied n'empêcheront pas en effet la lutte de cet enfant auquel les médecins avaient tout interdit. Il n'avait peur de rien. "J'ai toujours adoré faire ce qui était interdit". Il quitte l'Argentine pour embarquer avec toute sa famille à Manhattan. Dès sa plus tendre enfance, il s'habitue au Tango, cette "musique triste" que son père adore, et lui provoque d'ailleurs un regard nostalgique et les larmes de sa mère. Son premier amour est alors un harmonica tout doré dont il ne se sépare jamais. Pour son huitième anniversaire, son père lui offre le cadeau qui va marquer son destin : "Je ne savais pas comment l'ouvrir. Je pensais qu'il s'agissait d'une cage contenant un quelconque animal ou des gants de boxe, quand subitement, je le vis. Papa me demanda alors d'en jouer, m'expliquant qu'il s'agit d'un bandonéon. Je le touchais, tous ces boutons brillants partout. Je n'en voulais pas sur mes jambes de cette "chose", en vérité moi je préférais l'harmonica, mais contraint, je prenais des leçons. C'était un cauchemar." Il découragea ses premiers professeurs. Nonino persista, bien que son fils préférait la vie dans les rues et la musique qu'il écoutait à Harlem avec ses copains.

Il découvre le piano qu'il n'a jamais entendu, son voisin en a un tout déglingué, il se sent immédiatement fasciné par cette instrument. Son père respecte la passion avec laquelle il lui en parle et le voisin s'improvise rapidement professeur, en échange de quelques repas. A ce moment là, Astor réalise le rêve de son père et devient musicien professionnel. Il se produit plusieurs fois à New-York : "Pour moi il s'agissait d'un divertissement, j'adorais monter sur scène et que les gens m'applaudissent. Mais je peux le dire aujourd'hui, je ne savais pas quoi faire d'autre de ma vie!" Et c'est ainsi que des Etats-Unis, il suit ses parents qui décident de retrouver leurs racines, la famille... Il doit tout recommencer. Un après-midi, alors qu'il écoute la radio, il se sent à nouveau captivé par le sextuor d'Elvino Vardaro. Avec ce violoniste qui fera par la suite partie de son orchestre, sa vocation reprend le dessus. Il doit quitter les siens pour rejoindre Buenos Aires, une autre nouvelle ville pour une autre nouvelle vie.

A 18 ans, il affronte la solitude, le froid, la faim et surtout l'incompréhension de beaucoup de ses contemporains qui ne le prennent pas au sérieux. Il passe par plusieurs orchestres qui, tour à tour, le considèrent comme un gamin angoissé sans limites. Peu à peu, il s'intègre dans le milieu de la nuit, habitée de vaincus par l'alcool et la drogue. Il découvre et observe celui qui devient son idole : Anibal Troilo. Son obsession de jouer avec lui se réalise un soir ou l'un des joueurs de bandonéon est malade. C'est ce jour de 1939 qui va le mettre au défi de faire sa place et plus rien ne sera jamais pareil dans le monde du Tango dès cet instant.

Il tombe amoureux de celle qui deviendra sa femme : Dédé, étudiante en peinture. Derrière tout grand homme, il y a une femme dans l'ombre qui sait l'accompagner et croire en lui. Ils se marient et ont deux enfants. Elle est son parfait complément. Il compose audacieusement et devient l'ennemi numéro un à tel point que l'on en vient à une bataille de Piazzolistes contre Anti-Piazzollistes. Il poursuit avec rage, différent, téméraire, imprévisible et monte son orchestre en 1946. Il quitte le monde des cabarets qu'il ne supporte plus et concentre ses efforts sur la composition, tandis que ses ennemis s'acharnent à l'attaquer.

En 1951, il se présente à un concours qu'il remporte et gagne une bourse pour rejoindre Paris. Il va apprendre, se former, s'emplir de connaissances dans l'idée de mettre au point un octuor. Il rentre, mais la bataille continue de plus belle, avec ceux qui luttent pour l'empêcher de "détruire ce qu'il y a de plus sacré". La presse, la radio, le public le rejettent alors que ses oeuvres se dévellopent en quantité et en qualité. Au lieu de flancher, il redouble d'efforts pour mieux effrayer ses adversaires. Il ne s'est jamais senti aussi sûr de son travail mais sa seule issue est de quitter le pays.

Et en 1958, il retrouve New-York, déçu. Ce qui semble accroître sa capacité créative. Il invente le jazz-tango.

Aujourd'hui, les scènes du monde entier ont accueilli sa musique. Plus de 3 000 compositions, non sans mal. Créer pour lui était un état de bonheur suprême, jouer indispensable. C'est pourquoi rien ni personne n'a jamais pu le faire descendre de scène :"Je préfèrais mourir plutôt que d'arrêter". Un 5 août 1990, après une tournée épuisante, un infarctus cérébral l'oblige à rester allité pendant deux ans, dans une lutte sans issue. Il décède le 4 juillet 1992. " Je souhaite que ma musique soit écoutée en l'an 2000". Il est et restera, comme son père l'avait présagé, un grand.

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