Lundi 1 Septembre 2008
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Par Valérie, Lundi 1 Septembre 2008 à 13:23 GMT+2 dans Envie des oreilles
Lundi 1 Septembre 2008
Par Valérie, Lundi 1 Septembre 2008 à 13:23 GMT+2 dans Envie des oreilles
Lundi 18 Aout 2008
Par Valérie, Lundi 18 Aout 2008 à 16:39 GMT+2 dans Envie des oreilles
Juste pour ne pas oublier que chaque jour compte.
Jeudi 22 Mai 2008
Par Valérie, Jeudi 22 Mai 2008 à 12:37 GMT+2 dans Envie des oreilles
Vous connaissiez le nouveau "YouTube - Chaîne de Madonna"?

À Cannes, tout le monde n’attendait plus qu'elle. C’est hier qu’elle est arrivée au Carlton. En effet, Madonna était là pour promouvoir son film “I am because we are”.
http://www.iambecauseweare.com/
>> Madonna et Sharon Stone montent les marches de Cannes côte à côte.
(Dépêche du 22 mai)
CANNES (AFP) — Madonna et Sharon Stone ont monté côte à côte les marches du Festival de Cannes mercredi soir pour la présentation du documentaire consacré aux orphelins du Malawi dont les parents ont été victimes du sida.
"Il y a beaucoup de médias ici, c'est un privilège d'y montrer le film".
La chanteuse américaine a écrit, produit et commenté ce documentaire. Elle attend la décision d'un tribunal du Malawi pour savoir si elle peut y adopter un enfant dont elle avait obtenu la garde temporaire en octobre 2006.
Elle a posé pour les photographes bras dessus bras dessous avec Sharon Stone en haut des marches, sous le regard des nombreux spectateurs massés sur la Croisette.
Les deux stars participeront jeudi soir au gala de bienfaisance de l'amfAR, la fondation américaine contre le sida créée par Liz Taylor, sur les hauteurs de Cannes.
Vendredi 18 Avril 2008
Par Valérie, Vendredi 18 Avril 2008 à 13:37 GMT+2 dans Envie des oreilles
Ouuuuuuh yeah!
Je crois bien que je vais me faire happer par mon MK2 ce week-end, je ne manquerai pas de vous donner ma critique aiguisée de ce spectaculaire movie!
Mardi 25 Mars 2008
Par Valérie, Mardi 25 Mars 2008 à 20:19 GMT+2 dans Envie des oreilles
Mercredi 19 Mars 2008
Par Valérie, Mercredi 19 Mars 2008 à 13:26 GMT+2 dans Envie des oreilles
Eh ouais, les NTM, 10 ans après, sont de retour... sur la scène de Bercy les 18, 19 et 20 septembre.
Un avant-goût au Grand Journal sur Canal + : merci Michel, c'est trop bon!
Jeudi 17 Janvier 2008
Par Valérie, Jeudi 17 Janvier 2008 à 19:20 GMT+2 dans Envie des oreilles
To listen to this :
Lundi 19 Novembre 2007
Par Valérie, Lundi 19 Novembre 2007 à 13:08 GMT+2 dans Envie des oreilles
Mardi 30 Octobre 2007
Par Valérie, Mardi 30 Octobre 2007 à 13:51 GMT+2 dans Envie des oreilles
Jeudi 5 Juillet 2007
Par Valérie, Jeudi 5 Juillet 2007 à 15:46 GMT+2 dans Envie des oreilles
Est-ce que vous vous souvenez de ça?
Vendredi 29 Juin 2007
Par Valérie, Vendredi 29 Juin 2007 à 16:40 GMT+2 dans Envie des oreilles

C'est à Mar del Plata que tout commence, dans une petite chambrette bleue jusqu'à laquelle parvient l'odeur de la mer. C'est là qu'est né, luttant pour la vie, dans un sanglot intense et soutenu, Astor Pantaleon Piazzolla. Nous sommes un 11 mars 1921, au petit matin. Sa mère apprend avec désespoir que son fils est né avec un défaut à la jambe droite. "Nonino", son père, rêveur obstiné, jure que ce fils-là, malgré tout, deviendra quelqu'un de grand.
Sept opérations au pied n'empêcheront pas en effet la lutte de cet enfant auquel les médecins avaient tout interdit. Il n'avait peur de rien. "J'ai toujours adoré faire ce qui était interdit". Il quitte l'Argentine pour embarquer avec toute sa famille à Manhattan. Dès sa plus tendre enfance, il s'habitue au Tango, cette "musique triste" que son père adore, et lui provoque d'ailleurs un regard nostalgique et les larmes de sa mère. Son premier amour est alors un harmonica tout doré dont il ne se sépare jamais. Pour son huitième anniversaire, son père lui offre le cadeau qui va marquer son destin : "Je ne savais pas comment l'ouvrir. Je pensais qu'il s'agissait d'une cage contenant un quelconque animal ou des gants de boxe, quand subitement, je le vis. Papa me demanda alors d'en jouer, m'expliquant qu'il s'agit d'un bandonéon. Je le touchais, tous ces boutons brillants partout. Je n'en voulais pas sur mes jambes de cette "chose", en vérité moi je préférais l'harmonica, mais contraint, je prenais des leçons. C'était un cauchemar." Il découragea ses premiers professeurs. Nonino persista, bien que son fils préférait la vie dans les rues et la musique qu'il écoutait à Harlem avec ses copains.
Il découvre le piano qu'il n'a jamais entendu, son voisin en a un tout déglingué, il se sent immédiatement fasciné par cette instrument. Son père respecte la passion avec laquelle il lui en parle et le voisin s'improvise rapidement professeur, en échange de quelques repas. A ce moment là, Astor réalise le rêve de son père et devient musicien professionnel. Il se produit plusieurs fois à New-York : "Pour moi il s'agissait d'un divertissement, j'adorais monter sur scène et que les gens m'applaudissent. Mais je peux le dire aujourd'hui, je ne savais pas quoi faire d'autre de ma vie!" Et c'est ainsi que des Etats-Unis, il suit ses parents qui décident de retrouver leurs racines, la famille... Il doit tout recommencer. Un après-midi, alors qu'il écoute la radio, il se sent à nouveau captivé par le sextuor d'Elvino Vardaro. Avec ce violoniste qui fera par la suite partie de son orchestre, sa vocation reprend le dessus. Il doit quitter les siens pour rejoindre Buenos Aires, une autre nouvelle ville pour une autre nouvelle vie.
A 18 ans, il affronte la solitude, le froid, la faim et surtout l'incompréhension de beaucoup de ses contemporains qui ne le prennent pas au sérieux. Il passe par plusieurs orchestres qui, tour à tour, le considèrent comme un gamin angoissé sans limites. Peu à peu, il s'intègre dans le milieu de la nuit, habitée de vaincus par l'alcool et la drogue. Il découvre et observe celui qui devient son idole : Anibal Troilo. Son obsession de jouer avec lui se réalise un soir ou l'un des joueurs de bandonéon est malade. C'est ce jour de 1939 qui va le mettre au défi de faire sa place et plus rien ne sera jamais pareil dans le monde du Tango dès cet instant.
Il tombe amoureux de celle qui deviendra sa femme : Dédé, étudiante en peinture. Derrière tout grand homme, il y a une femme dans l'ombre qui sait l'accompagner et croire en lui. Ils se marient et ont deux enfants. Elle est son parfait complément. Il compose audacieusement et devient l'ennemi numéro un à tel point que l'on en vient à une bataille de Piazzolistes contre Anti-Piazzollistes. Il poursuit avec rage, différent, téméraire, imprévisible et monte son orchestre en 1946. Il quitte le monde des cabarets qu'il ne supporte plus et concentre ses efforts sur la composition, tandis que ses ennemis s'acharnent à l'attaquer.
En 1951, il se présente à un concours qu'il remporte et gagne une bourse pour rejoindre Paris. Il va apprendre, se former, s'emplir de connaissances dans l'idée de mettre au point un octuor. Il rentre, mais la bataille continue de plus belle, avec ceux qui luttent pour l'empêcher de "détruire ce qu'il y a de plus sacré". La presse, la radio, le public le rejettent alors que ses oeuvres se dévellopent en quantité et en qualité. Au lieu de flancher, il redouble d'efforts pour mieux effrayer ses adversaires. Il ne s'est jamais senti aussi sûr de son travail mais sa seule issue est de quitter le pays.
Et en 1958, il retrouve New-York, déçu. Ce qui semble accroître sa capacité créative. Il invente le jazz-tango.
Aujourd'hui, les scènes du monde entier ont accueilli sa musique. Plus de 3 000 compositions, non sans mal. Créer pour lui était un état de bonheur suprême, jouer indispensable. C'est pourquoi rien ni personne n'a jamais pu le faire descendre de scène :"Je préfèrais mourir plutôt que d'arrêter". Un 5 août 1990, après une tournée épuisante, un infarctus cérébral l'oblige à rester allité pendant deux ans, dans une lutte sans issue. Il décède le 4 juillet 1992. " Je souhaite que ma musique soit écoutée en l'an 2000". Il est et restera, comme son père l'avait présagé, un grand.
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