En viE

BO

Samedi soir, au détour d'une rue de notre merveilleux arrondissement, nous avions rendez-vous avec le collectif Bande Originale au Lieu-Dit, café culturel qui organise régulièrement des expositions tous azimuts. Il s'agit cette fois-ci d'illustrateurs, dont Nicolas Livet fait partie (cf ci-dessous), qui s'expriment sur des thèmes aussi actuels que variés, une invitation à la réflexion sur notre environnement qui vaut le déplacement!
 
 
 
Bande Originale, c'est :
Chloé Miller, Elodie Hiolle, Céline Conte, Sébastien Virat, Florent Poulain, Arnaud Cambedouzou, BenJ, Julien Zanési, Olivier Perrault, Alex Follain, Wako, Olivier DeResseguier, Nicolas Livet, Mokë, Renaud Martin et Biskit.
 
A l'occasion de la sortie du livre BO N°2 sur le thème des 1001 Fins du Monde,le collectif expose ses planches originales, autres dessins et peintures jusqu'au 5 avril. 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Un Grand Palais pour Maître Courbet ne suffirait...

C'est THE événement du moment dans la capitale, l'expo courue de tous les éveillés cérébraux d'ici et d'ailleurs : mise en lumière de Gustave l'écléctique, le révolutionnaire du XIXème, le jusqu'au-boutiste du pinceau, l'oeil juste, l'avant-gardiste absolu. Accrochez-vous, 2h30 d'attente pour avoir le privilège de découvrir l'oeuvre de l'un des plus grands peintres français. Qu'est ce qu'on ne ferait pas pour ce marginal arrogant ambivalent ...

« ...Etre non seulement un peintre, mais encore un homme, en un mot faire de l'art vivant, tel est mon but ».

Romantique par convenance, il cultive par fierté le choc de son réalisme qui provoque alors les pires scandales critiques et de nombreux refus par les jurys du Salon, lieu phare des expositions, jusqu'en 1948 ou ses toiles sont vraiment remarquées, mais non plus pour leur provocation et l'imposent sur la scène artistique parisienne. S'il souhaite "les funérailles de l'école académique" ce n'est que pour mieux reconnaître la sincérité dans la création. Obsédé par les fondements de ce qui constitue l'être, l'essence intense et lumineuse de l'humanité alanguie au creux d'un drap ou à la sortie de son bain, toute entière, il a ô combien contrarié, tourmenté et encore aujourd'hui, certains yeux ne peuvent soutenir leur impudeur et se détournent, rires gênés à l'appui devant ces splendeurs...  Il fréquente un cercle de bohème-bourgeois poètes, journalistes, philosophes désabusés mais ne saurait renier son terroir franc-comtois, récurrent dans son travail. Son talent lui a permis de faire de sa différence une singularité, son idéalisme a su rendre sa subjectivité sublimée, aussi impossible qu'évidente, aussi éloignée qu'intime.

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Le collectionneur Heinz Berggruen

Journaliste et marchand d'art célèbre ayant vécu à San Francisco, New York et Paris, Heinz Berggruen vit désormais à Berlin, sa ville natale, au milieu de ses toiles dont il a fait don à l'Allemagne sous le titre Picasso et son temps.

J'ai choisi de céder ma collection à Berlin, non à Paris, où j'ai pourtant passé la plus grande partie de ma vie. Paris est déjà extrêmement riche en art moderne, je pense notamment au Musée Picasso et au Centre Pompidou. Ma collection relativement modeste - 85 Picasso, Klee et Matisse, quand même ! - serait passée inaperçue. À Berlin, c'est différent. La ville a besoin de rattraper le temps perdu.

Le démarrage de ma collection (1950) n'a pas été des plus faciles, mais maintenant, le Stülerbau* est le passage obligé pour tous les Berlinois amateurs d'art moderne. Et j'en suis fier.
Je voulais accrocher sur mes murs des oeuvres d'artistes que j'admirais, tels Picasso et Klee. Mais j'avais également beaucoup d'estime pour Cézanne, dont j'ai acquis ma première toile en 1958 à Londres. Alors qu'on pouvait à l'époque acheter des esquisses de Klee pour 100 dollars, Cézanne valait déjà un bon prix. J'ai acheté du Braque, une sculpture de Giacometti, du Matisse, du Laurens, du Van Gogh et du Picasso, encore et encore. Au fil des ans, ces toiles, dessins et statues ont constitué la collection Picasso et son temps.
 
Un jour, j'ai parlé de moi comme de "mon meilleur client". C'était un peu vrai. Certains collectionneurs privés m'ont considéré comme un véritable concurrent, d'autres ont vu dans ma passion de la collection la preuve d'une compétence particulière. Lorsque j'ai ouvert ma galerie parisienne, je ne pouvais absolument pas me permettre d'acheter les toiles que je vendais, au début du moins. Ensuite, j'ai souvent eu de la chance. On m'a proposé des oeuvres superbes à des prix abordables. J'ai procédé à des échanges lorsque le prix était astronomique. Un jour, j'ai échangé huit Matisse contre Le jardin public de Van Gogh.

L'une de mes premières expositions à Paris présentait les collages de Henri Matisse, des oeuvres que son fils Pierre décrivait comme des "bricolages de vieillard sénile". Mon épouse me dit toujours que j'ai tendance à la vanité ! J'aurais été très vexé en effet que Matisse ne connaisse pas de succès à Francfort ou à Berlin. Au début des années 1950, Matisse s'est laissé gagner par l'enthousiasme du jeune homme que j'étais, il m'a prêté les collages, a dessiné l'affiche et la couverture du catalogue. Le célèbre Matisse n'avait pas besoin de ça, mais il l'a fait.
 
J'ai vendu, puis collectionné des Picasso tout en étant ami avec le peintre. Les affaires n'ont jamais entaché notre amitié. Les amis de Picasso, ce sont ses toiles. Les gens, surtout les femmes, étaient accessoires. Avec le temps, il était devenu méfiant car les gens l'exploitaient.
 
Dans les années 1930, Frida Kahlo a quitté Diego Rivera pour moi. Nous avons vécu quelque temps à New York ensemble. Cette période aussi brève qu'agréable n'est pas évoquée dans le film et je n'ai malheureusement jamais revu Frida Kahlo. Elle a renoué avec Diego et je suis parti en tant que soldat américain en Europe où j'ai refait ma vie. C'est un film à ne pas rater. Il dépeint l'atmosphère mexicaine avec justesse. Et l'actrice Salma Hayek incarne Frida Kahlo à merveille.
 
Après l'effondrement de la dictature hitlérienne, j'ai renoncé à la nationalité américaine pour reprendre la nationalité allemande. Je me suis toujours senti chez moi ici. J'ai mes racines culturelles en Europe, surtout en France.
 
Si je devais faire une autre exposition, je montrerais Klee, que je n'ai malheureusement pas connu personnellement. Exposer ses plus grandes oeuvres à Berlin, ce serait mon rêve. Et les rêves font vivre...

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L'Univers de...

Madam' Scrapbook...

>> ACTU : Sortie le 12 novembre! Aux Editons Crea Passions, dans la série A vos bijoux : Bijoux Créatifs en scrap, chez tous les bons libraires...


 

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Exp'wohhhh!

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16ème Festival International de l'Affiche et des Arts Graphiques de Chaumont

Plus de mille étudiants représentant dix sept pays de quatre continents ont réalisé des travaux sur le thème "Tout ce qui est humain est nôtre", signature du Secours Populaire. Ces ateliers étaient animés par 7 graphistes : Anna Berkenbusch (Allemagne), Radovan Jenko (Slovénie), Anette Lenz (France), Muriel Paris (France), U.G. Sato (Japon), Jan van Toorn (Pays-Bas) et Alejandro Magallanes (Mexique).Une sélection de 98 affiches a été exposée et un jury composé de 5 graphistes de renommée internationale - comptant Michal Batory (France), U.G. Sato (Japon), Alejandro Magallanes (Mexique), Stefan Sagmeister (États-Unis) et Esen Karol (Turquie) - a donné son palmarès lors d’une cérémonie de remise des prix le 21 mai 2005.
C'est par ici que ça se passe :
La vidéo - http://www.atelierdimages.com/videos/concours.mov

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La Fridamania : survol d'un intense art de vivre

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Frida Kahlo, ses manières sont celles d'une personnalité féerique. Aujourd'hui elle semble jouir d'une notoriété très en dessous de son rayonnement véritable, bien qu' elle ait bénéficié d'une actualité qu'en son temps elle aurait peut-être déjugé. Elle rafle la gloire posthume à Diego, son flamboyant époux et fait l'objet d'un culte très vif partout dans le monde.

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